juil 022013
 

Bon je l’ai assez décrit, j’ai contre-performé une bonne partie de 2012. J’avais donc décidé de faire une pause sur le très long et de faire, contre toute attente, le Marathon de Paris. Oups, pardon… Le Schneider Electric Marathon de Paris… Dès le départ, c’était LE vrai objectif. Après Vincennes qui avait pour rôle de me remettre sur les rails, sur Paris je visais dès le départ de réussir un 3h15.

Quelques amuse gueule… et déjà des surprises

Donc tout a commencé en juin dernier, où, à force de noircir le tableau, j’en oublierais presque que j’ai « unlocked an achievement » en passant la barre des 40′ au 10km. Et franchement, faire un 10km à 15km/h, c’est assez gratifiant ! On commence à jouer avec les grands. D’autant plus qu’il s’est fait dans de très bonnes conditions, comme toujours porté par l’enthousiasme et la fougue propre à l’UASG. J’y ai bien entendu également croisé la Runnosphère, avec qui je fais des infidélités à mon Club. Mais tout ça, après tout, c’est une grande famille, de toute façon mon Prèz fricote avec le NAC, et tellement d’autres. Et finalement moi aussi, en usant en compagnie d’EDF, du NAC, etc… le beau tartan tout neuf de la piste Guimier avec mes nus petons.

En entrée, un marathon.


Bon mais je digresse. En même temps que je tente de relancer tant bien que mal la machine en septembre, je m’initie au squash en compagnie de Vincent, un gars qui court pas (eh oui, il y en a autour de moi !). Le squash, c’est bien. Ça défoule beaucoup, et ça fait monter le cardio. Bref, depuis septembre, je tourne à 5 séances en moyenne de course par semaine, et le jeudi double ration avec le squash. Ca donne en général :

  • Mardi : Séance VMA, en grimpant très haut dans les tours.
  • Mercredi : PPG, ou piscine, parfois, ou séance de côtes, éventuellement.
  • Jeudi midi : Séance de qualité, résistance ou seuil.
  • Jeudi soir : Squash. En plus, je note que je joue beaucoup mieux lorsque j’ai couru avant.
  • Vendredi : Selon l’humeur, sortie au Mont Valérien pour faire un peu de côtes, à Boulogne pour travailler la résistance, ou juste se faire plaisir.
  • Et en fonction des week-ends, rien, ou sortie longue.

Avec tout ceci, j’arrive sur ce marathon de Vincennes. Finalement, au-delà de ce que je viens de décrire, la préparation n’a pas été très structurée. J’ai maintenu une progression dans le volume, mais sans plus. Nonobstant, le résultat est probant !

Que la fête commence !

Et me voici tourné vers le marathon de Paris ! Les réjouissances débutent dès le mois de janvier. Sous l’égide du Prèz sus-nommé, c’est avant même d’être rentré des fêtes de fin d’année que la préparation commence. Un plan aux petits oignons et largement éprouvé nous sert de trame, revue par Damien Granier et annoté par Emmanuel Sangue, 2 coureurs (athlètes complet, d’ailleurs, pour Damien !). Le programme est assez simple :

  • Janvier : VMA. On valide avec le 10km de Vincennes.
  • Février : On consolide, et on travaille la résistance et le seuil. Tout ceci validé sur le semi de Paris.
  • Mars : On travail le foncier, mémorisation de l’allure marathon, reco du parcours, on met toute les chances de notre côté. Verdict le 7 avril !

Pour illustrer la dynamique qui m’a poussé à m’inscrire sur le marathon de Paris, quelques chiffres : 97 coureurs UASG sur le 10km de Vincennes, 87 sur le semi de Paris, et 57 sur le Marathon. Autant dire qu’on prépare tous les mêmes choses ! Donc sur la piste, le groupe est très homogène. Donc toute les séances sont parfaitement adaptées, ce qui permet d’être vraiment tiré vers le haut !

10km de Vincennes : et ça paye !

Dans toute cette troupe, on se retrouve à plusieurs à vouloir partir autour de 3’50/km. L’allure me semble tout à fait tenable, bien qu’ambitieuse. Le froid est très présent, mais comme toujours à l’UASG, on n’a peur de rien. Des guerriers, vous dis-je ! Et les jambes sont là, les copains, la foule… Les km défilent, les foulées se déroulent, toujours à l’aise dans mes « Minimus Road ». Je sens autour de moi les gens déçus que je ne le fasse pas pieds nus. Mais j’avoue que quand je cherche vraiment la perf, je me sens plus à l’aise avec quelque chose aux pieds, même si je ne renie en rien le plaisir de courir pieds nus !

Donc objectif atteint, les 39 minutes sont pulvérisées, au-delà de toute attente ! Et puis comme ça ne m’avait pas suffit, je suis rentré pour le repas dominical jusqu’à Issy les Moulineaux. Une jolie sortie longue !

Semi de Paris

Là, on ne parle plus d’un petit 10km. Il s’agit vraiment d’un test grandeur nature.
D’abord, pour commencer, après le 10km, je me suis fait virer. De partout !
De mon groupe de niveau sur la piste. Et puis du suivant ! Bref je me suis retrouvé propulsé par les Hautes Instances de la Piste Guimier dans le groupe des gens qui s’entrainent pour le marathon en 3h, voire 2h55, voire moins ! Je peux vous dire que les entrainements sont (re)devenus éprouvants…

En tous cas cela fait bien 18 mois que je n’ai pas fait sérieusement un semi marathon, je n’a plus vraiment de repère. Objectif au départ : moins d’1h25. Et le Prèz, fidèle à lui-même, de me vendre 1h24’24 », soit 15km/h ! Mon allure 10km d’il y a 6 mois… Mais bon, je pars avec lui, en me disant qu’après tout, je me suis surpris une fois, pourquoi pas 2 !

J’ai donc fait le semi au coude à coude avec Gilles et Bernard Eskinazi. Oh la Runnosphère n’était pas loin, j’ai croisé Jean-Pierre sur le parcours, me suis fait déposer par Adrien et ses acolytes des Etoiles du 8è doublé Salvio, me suis fait mettre un boulevard par Philippe, mais réalise une course très régulière. Et à la fin je suis hyper content de mon chrono : 1h24’35 » ! Bon un petit pic à l’amour propre, je rate de 11″ les 15km/h de moyenne… Ce sera pour une prochaine fois ! En tous cas le chrono est validé, et je m’autorise à revoir mon objectif marathon pour un 3h10.

…3h10 que tu croyais !

Et là, le couperet du prèz est impitoyable : « Florent, tu feras 3h ! »
« Euh… t’es sûr ?! »
« Ecoute, ça sert à rien d’être toujours devant moi à l’entrainement si c’est pour viser en-dessous »
« Bon, bon, c’est toi le chef, chef… »

Et donc me voilà parti. Séances gargantuesques atteignant 12km entre 12h et 14h (et je peux vous dire qu’il ne faut pas trainer…), sorties longues sous forme de fractionné à allure marathon… Le dernier mois a été vraiment intense. Mais je suppose que c’est ça, une vraie préparation marathon ! Et rien n’aura eu raison de cette prépa, pas même l’entorse arrivée sournoisement à 3 semaines de l’épreuve, qui m’a bloqué 10j, heureusement pas plus ! Juste ce qu’il faut pour m’abimer le genou gauche pour avoir osé compenser le boitillement…

Le jour le plus long…

Prélude…

Et enfin arrive le jour J. Le grand jour ! J’ai décidé d’être un bon élève. Alors j’applique bien le régime, je mange des féculents les 3/4 derniers jours, je pends même de la maltodextrine (Aptonia, je vous suggère d’ajouter du citron…). Je suis très sage, et me couche pas trop tard tous les soirs. Pas d’alcool bien entendu, malgré des journées marathon du fait d’incidents au bureau (mais bon, c’est mon job !).

On se fait un petit week-end entre marathoniens. Dimanche matin, lever 5h45. Le petit dej était déjà pret la veille, ainsi que les affaires, et surtout le maillot (hum… merci Will pour le coup !!!). Le déjeuner du marathonien ? 1 compote de pommes mixée avec 3 bananes. Une jolie purée pour bébé ! Mais non, c’est pour papa cette fois :D Un petit morceau de pain pour accompagner. Hyper digeste, il m’aura tenu au ventre le temps nécessaire. On se dirige ensuite vers la consigne, où on croise Jacques Labbaci, qui ambitionne les 2h45 (temps qu’il réalisera, sans un pas plus haut que l’autre, quasiment à la seconde près…)

Dépose du sac, trajet vers le départ, on s’échauffe gentiment dans une petite rue adjacente. Pas de stress particulier : depuis 9 mois j’ai décidé que je n’avais aucun enjeu sur les courses : et ça me réussit bien ! J’essaye de me glisser dans le sas pref, mais les gorilles sont intraitable. Je me mets donc tout devant le sas des 3h. J’arrive à me glisser sous la corde quelques secondes avant le départ, manque de perdre mes lunettes dans l’effervescence (j’eus été forfait…), et c’est parti !

Le marathon ? c’est facile !

Après quelques centaines de metres, parcourues avec réserve (1er km en 4’35), on s’engage rue de Rivoli, et on rattrape les Etoiles. Nous resterons dans les mêmes eaux jusqu’à Daumesnil. Le départ est hyper régulier, les km s’embrayent assez précisément sur le chrono défini(eh oui, ça sert de travailler l’allure !). Malgré tout un gros acces d’euphorie avec la foule à Bastille, où le 5e km se fait en 3’55 ». Nous nous calmons tres rapidement. Puis c’est le 1er ravito. Nous ne sommes que 3 sur le groupe à prendre une bouteille. Stratégie d’équipe visant à économiser l’énergie du groupe, réputé homogene par ailleurs. Tres vite nous entrons dans Vincennes. La traversée du bois et hyper facile. Nous revenons sur Paris, Daumesnil, Bastille, et déjà, nous approchons du semi.

Rien à dire : la course était très bien préparée, le travail d’équipe a tres bien fonctionné. Nous sommes frais, les 3h s’augurent bien, et le passage au semi se fait très précisément dans les temps, avec quelques secondes d’avance. Depuis Vincennes, le premier meneur des 3h nous a doublé : de toute évidence il va plutôt arriver dans les 2h57.

Nous abordons le secteur des Tuileries, et c’est là que les casse-patte commencent. Chaque tunnel entame de plus en plus notre fraicheur. Nous étions concentrés, nous entrons sensiblement dans le passage critique de la course. Je visualise chaque montée comme une vraie côte difficile, ce qui permet à chaque fois de minimiser l’effort et de finir la côte en se disant « déjà ?! C’était pas si terrible ! »

Mûr ou pas mûr ?

Le passage au Trocadéro est très difficile. Juste à la sortie du dernier tunnel, le ravitaillement est difficile à prendre. J’ai quelques mètres de retard sur mon équipe. Je pensais les rattraper à ce moment, mais la foule est très dense. Là, je panique, voyant arriver le 30e km. J’essaye de me faufiler, n’y parviens pas. Je fais quelques gestes pour tenter d’écarter la foule, c’est assez efficace, mais m’aura fait dépenser beaucoup d’énergie. La course se termine là pour moi.

Je parviens tout de même à m’accrocher sur l’avenue Molitor. Nous sortons de Paris, nous atteignons l’arrière de Rolland Garros. Je tiendrai jusqu’au rond point, qui casse l’allure. La relance s’effectuera à 12km/h. Impossible d’aller plus loin, néanmoins je parviendrai à soutenir cette allure jusqu’au bout. Je croise beaucoup de monde sur la fin, de la Runnosphère, de l’UASG. Certains m’encouragent, d’autres courent à mes côtés. En fait je n’ai pas vraiment mal, juste le compteur est bloqué, et je ne parviens pas malgré mes efforts à accélérer.

Enfin la Pte Dauphine, le sprint final, et c’est en 3h05’38 » que je franchis la ligne d’arrivée, soit pile 1h après le vainqueur.

Au final c’était une très belle course, vraiment difficile. Les reconnaissances effectuées les weekend précédent la course étaient vraiment un avantage : j’en ai acquis une vision des difficultés très différente de ce que j’en connaissais.

Et maintenant ?

Direction… Amsterdam ! Où je vais essayer, cette fois, de claquer les 3h !

  One Response to “Mon marathon de Paris… Par le menu !”

  1. Une affaire rondement menée.
    Bravo !
    Et il faut qu’on se refasse un tour du mont Valérien un de ces jours. Enfin si j’arrive à te suivre ;-)

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