avr 132014
 

Je suis membre d’un club de plus de 170 coureurs. C’est souvent très sympatique : il n’est pas une course, même la plus reculée, où je ne retrouve un compagnon Rougénoir. Mais tout ce petit monde, globalement basé sur le pôle de la Défense, s’entraîne avec les mêmes habitudes.

Ainsi il n’est pas rare que la piste Guimier à Nanterre compte quelques dizaines de coureurs simultanément, souvent plus de 50, parfois 80. Je pense qu’avec nos collègues des entreprises et clubs avoisinants, nous avons déjà dû atteindre la centaine. Tout ceci demande un peu de logistique, animée par notre cher Dirlo. Une main de velour dans un gant de fer ! (d’autres avaient choisi l’inverse)

Fort de ces observations, petite incursion dans le monde de la piste à travers ces quelques regles de savoir vivre, qui pourront peut-être profiter à d’autres clubs !

De l’étiquette et des bonnes manières…
1- Une piste est comme une boulangerie : on dit bonjour en arrivant et merci/au revoir en partant. Idéalement, un petit tour à contre-sens (voir plus bas) favorise les contacts.
C’est l’occasion de se renseigner sur les exercices des autres et de se trouver un sparing partner. De fait cela ajoute un peu d’humanité à ce lieu baigné de sueur, de sang et de larmes.

Éviter les carambolages
2- Un exercice se pratique à la corde, surtout lorsqu’on est seul. C’est ici que se font les sections actives : toute les récup se font au moins sur le 3è couloir.
3- Profiter des virages pour jeter un coup d’oeil en arrière. Comme en voiture il faut avoir conscience de son environnement.
4- Tout changement de direction s’annonce d’un petit geste prévenant, comme en vélo. On évite ainsi les carambolages qui peuvent être violents. L’allure d’un coureur sur piste est de l’ordre de 3 à 8m par seconde : à ces allures, ça peut faire mal !
5- Lorsqu’on s’arrête, on le fait en douceur et on dégage le couloir, idéalement par l’extérieur, sinon en sortant de la piste par l’intérieur.

Interactions avec les autres coureurs
6- Un coureur isolé se double par l’extérieur, un groupe par l’intérieur. C’est un peu contre-intuitif a priori, mais en situation c’est assez clair.
7- On klaxonne en lançant « Corde ! » ou « Couloir ! » et on remercie après être passé (verbalement ou d’un geste de la main).
8- En peloton, on court à 2 de front, 3 maximum. Un peloton ne doit jamais déborder du 2ème couloir.
9- Lorsqu’on fait un exercice en groupe, on attend le reste du groupe pendant les récup. En fait c’est un peu le principe de courir en groupe !
10- Il est important de « prendre le relai ». La tâche de tracter un peloton est éprouvante et ne doit pas toujours reposer sur le même.
C’est également un bon exercice de régularité et de persévérance. Enfin, c’est une bonne préparation pour les courses où l’on peut se relayer pour les ravitaillements. En prenant à tour de rôle 1 bouteille pour 3, on limite les cassures d’allure.
11(*) – Quand on a fini, le petit tour de redescente cardiaque se pratique sur l’extérieur et à l’envers. Ça permet d’encourager les copains qui se dépouillent !
(*)parce que quand on fait du fractionné, il faut toujours être capable d’en faire 1 de plus !

Vous en avez d’autres ? N’hésitez pas à les partager !

  2 Responses to “Les 10 règles du gentleman pistard”

  1. Ah, c’est loin le temps où je courrais avec vous sur cette piste mythique … et ça me manque, mais un rappel règles ne fait jamais de mal ! Surtout en ces temps où trop de gens croient de plus en plus dur comme fer que la CàP est un sport individuel et individualiste !
    Au plaisir de passer dire bonjour la prochaine fois que je passe par la Def’ :-)
    Ermanno

  2. Ce sera avec plaisir :D

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